14.05.2012
Sorcery sur PS3 le 23 mai prochain
Le 23 mai prochain sortira le jeu vidéo "Sorcery", en exclusivité PS3.
Le jeu, narrant les aventures d'un jeune apprenti sorcier, croisement insolite entre Harry Potter et Mickey, tire pleinement parti de la manette Playstation move, accessoire indispensable pour jouer à ce titre.
En attendant le test complet, voici déjà le trailer et quelques artworks.
Flesh.
23:04 Publié dans Jeux Video | Commentaires (0)
10.05.2012
Anomaly Warzone Earth HD : un "tower offense" sur iPad et iPhone
On connaissait déjà les "Tower defense", ces jeux de stratégie en temps réel où il faut faire face à l'invasion progressive de son territoire par des hordes successives d'aliens, de zombies, de monstres ou d'autres soldats dégénérés (barrez les mentions inutiles). Désormais, avec "Anomaly Warzone Earth HD", il faudra compter avec un nouveau style de gameplay : le "Tower offense". Et il faut bien l'avouer, pour un banc d'essai, c'est plutôt une franche réussite.
Sorti en début d'année sur le store iTunes et tout récemment actualisé dans une version adaptée à l'écran retina du nouvel iPad, "Anomaly Warzone Earth HD" va vous demander d'adapter vos stratégies guerrières en usant intelligemment du terrain, de la position des batteries ennemies et des bonus offensifs et défensifs à votre disposition.
Le scénario vous met d'emblée dans l'ambiance, et ce dès la séquence d'intro particulièrement bien faite pour un jeu pour appareils nomades. Nous sommes à Bagdad, ou plutôt dans ce qu'il reste de cette ville suite à l'invasion brutale d'entités extraterrestres. Dans une cité dévastée où les ponts effrondrés cotoient les palmiers, les réservoirs d'essence et les navettes spatiales, votre objectif sera de repousser progressivement les envahisseurs et les renvoyer dans leur outre-espace d'où ils n'auraient jamais dû partir.
Les aliens tiennent donc les positions dans chaque quartier de la ville, qui seront autant de niveaux . Placés le long des routes, aux carrefours ou dans des bâtiments en ruine, les différentes factions ennemies, chacune possédant son style d'attaque (tirs lasers ponctuels, rayon large destructeur, tir multiple ou surpuissant, etc...) vous attendent de pied ferme (ou tentacules molles, allez savoir...). Vous, pauvres humains, ne disposez généralement que de quelques véhicules dérisoires en comparaison (tank, artillerie mobile, véhicule de blindage,...) et devez en principe atteindre en une seule pièce l'autre bout du niveau, quand il ne s'agit pas de détruire un objectif spécifique ou de protéger un véhicule scientifique non-armé.
Le gameplay est divisé en deux phases bien distinctes : la préparation de votre convoi et la planification de son itinéraire, puis le déplacement proprement dit à travers la ville. Premièrement donc, il s'agit de préparer le terrain. Vous disposez généralement de quelques crédits en début de chaque niveau, argent destiné à acheter les premiers véhicules de votre convoi. Ensuite, dans une vue de type "carte", vous allez choisir par quelles rues vous allez traverser le niveau. Cette étape est cruciale car foncer tête baissée dans des zones surpeuplées en ennemis est synonyme de défaite cuisante et rapide. Il vaut mieux opter pour une stratégie des petits pas et choisir des zones moins denses, voire éviter carrément certains quartiers dans l'immédiat. Pour cela, un système de flèches bien pratique définit clairement votre parcours et peut se modifier à volonté.
Ensuite, on passe à l'action. La vue bascule alors en 3D, avec de beaux graphismes réalistes (quoique peu variés en définitive) dans lesquels vos véhicules avancent à la queue-leu-leu comme de sages soldats bien drillés. En rencontrant les ennemis sur le terrain, ils tirent automatiquement (et se font détruire tout autant automatiquement d'ailleurs...). Votre rôle, en commandant en chef, va consister à les soutenir sur leur chemin. Pour cela, vous disposez -en nombre souvent très (trop) restreint- de bonus tels que la zone de brouillage (qui amoindit les dégats), les leurres (qui attitent les tirs ennemis), de la réparation (qui vous redonne de la barre de vie) et, plus tard dans le jeu, de missiles offensifs. Chaque ennemi abbatu vous donne un peu d'argent et, souvent, libère un bonus supplémentaire bienvenu. Dans le feu de l'action, c'est souvent chaud et l'on tapote -parfois avec l'énergie du désespoir- en lançant ses bonus sur la zone pour espérer sauver son convoi.
Ce qui fait la force (et le charme) d'Anomaly Warzone HD, c'est qu'à tout moment il vous est possible (et même souvent souhaitable) de revenir à l'écran carte pour modifier l'itinéraire du convoi ou racheter des troupes fraîches. Du coup, en cas d'échec, il n'est pas possible de blâmer la machine ou le gameplay mais, au contraire, l'on cherche à trouver le meilleur équilibre entre la recherche du meilleur chemin, la composition idéale de son groupe de véhicule et l'usage parcimonieux mais intelligent de ses réserves. La durée est du coup conséquente, sans compter qu'on peut refaire les niveaux dans un mode complémentaire avec de nouveaux objectifs encore plus exigeants.
Fait notable et attractif (et suffisamment rare pour être signalé) le jeu est parfaitement jouable sur l'écran réduit d'un iPhone (écran retina recommandé).
Flesh.

Anomaly Warzone Earth HD
Pour Iphone et Ipad
Développé par 11bit
Edité par Chillingo
Lien direct vers l'app-store : http://itunes.apple.com/ch/app/anomaly-warzone-earth-hd/i...
23:21 Publié dans Jeux Video | Commentaires (0)
Sine Mora : un shoot-them-up exceptionnel !
Peu représenté, auréolé d'un parfum "harcore gamer", le "shoot-them-up" (shmup) est un genre de jeu vidéo adulé par les connaisseurs, pour autant qu'un certain nombre de paramètres soient respectés.
Parmi ces derniers, on peut lister : la rapidité de l'action, la sollicitation incessante des réflexes, l'omniprésence des ennemis et de leurs tirs, la réponse impeccable des commandes de jeu -en particulier le maniement du vaisseau et la précision de la visée-, la variété des niveaux et des ennemis, la présence régulière de boss aux pouvoirs et boucliers spéciaux, les différentes évolutions de son armement et, si possible une esthétique recherchée concernant les graphismes et la musique.
J'ai une bonne nouvelle pour vous : "Sine Mora", développé conjointement par les studios Digital Reality et Grasshopper Manufacture, et disponible exclusivement en téléchargement sur le XBLA (Xbox Live Arcade), réunit toutes ces qualités, et bien plus encore.
En un mot : Sine Mora est une pure merveille vidéoludique, une perle rare comme on n'en fait plus que trop peu. En fait, vous devriez déjà dépenser les 1200 Xbox points qu'il mérite amplement et aller jouer au lieu de lire ce test...
Pour les indécis (ou ceux qui lisent mon texte dans le bus ou le métro...), voici de quoi il retourne. "Sine Mora" est donc un Shmup, plus précisément un jeu de tir aérien à scrolling horizontal. Basiquement, on dirige son vaisseau à la manette en évitant au maximum les tirs ennemis, on récupère en passant les capsules libérées par l'adversaire vaincu -pour augmenter son score ou son armement- et on se dirige vers la fin du niveau en éliminant les boss.
Ce qui frappe d'emblée quand on joue à ce jeu (et ne vous privez pas d'essayer la version démo gratuite, elle est là pour ça), c'est la qualité des graphismes. Pour un jeu en téléchargement, c'est du jamais vu ! Animations d'arrière-plan, mouvement des vagues, du ciel ou des fumées, animations des vaisseaux, tout est parfait ! Et varié ! Au fil de l'aventure, les niveaux se suivent et ne se ressemblent pas. Niveaux aériens, rase-mottes sur l'océan, explorations de grottes ou combats dans des forteresses volantes, tout ce qui fait le charme de ce type de jeu est présent. Quand on joue, des références vidéoludiques viennent à l'esprit : "Einhander", "Ikaruga"... pour ne citer qu'eux !
En fait, rien d'étonnant quand on sait que de grands noms de l'animation japonaise comme Goichi Suda ("Kiler 7", "No more heroes") ou encore Mahiro Maeda ("Le Château dans le ciel", "Nausicaa") oeuvrent sur ce titre depuis 5 ans. Côté musique, les développeurs ont fait appel à Akira Yamaoka ("Silent Hill",...) pour composer une bande-son qui colle à l'action.
Sur ce point, un effort particulier a été porté à l'ambiance du jeu. Les divers protagonistes et pilotes qui peuplent le jeu (qui contient un vrai scénario, voire une trame historique profonde -chose assez rare en shmup pour être signalée...) parlent un espèce de jargon, un sabir extraterrestre heureusement sous-titré. Cela ajoute un plus à l'ambiance "dieselpunk" de Sinemora, à mi-chemin entre les vaisseaux lasers d'un star wars et les machines à vapeur de Sherlock Holmes.
Particularité du gameplay : la gestion du temps. Cet élément est en effet primordial dans le jeu : en haut de votre écran, pas de barre de santé ou de niveau de vie, mais un chronomètre qui décompte inexorablement les secondes à rebours. Arrivez à zéro et le jeu est fini ! (Tiens, ça me rappelle un film récent...).
Pour augmenter son temps de vie, euh.. de jeu, il faut abattre les ennemis ou les différentes parties qui le composent (en particulier contre les boss, souvent des forteresses bien vicieuses). Hélas, chaque impact contre le décor, ennemi ou tir adverse vous fait perdre autant de précieux instants. Ce gameplay est à la fois souple et impitoyable ! D'autant que, parfois, les tirs se comptent par centaine à l'écran ; heureusement que certains bonus vous permettent de ralentir l'action pendant quelques moments, le temps d'effectuer un slalom salvateur !
Vous l'aurez compris, "Sine Mora" est un must-have, un de ces jeux qui, une fois terminé (comptez environ deux heures en ligne droite dans un mode de difficulté moyen, beaucoup plus pour obtenir tous les trophées, et de toute façon on y rejoue pour le plaisir :) vous apporte une satisfaction légitime. Petite anecdote : "Sine mora", qui signifie -en latin- "sans délai", se retrouve dans les paroles des fameuses "Carmina Burana". Tout un symbole ...
Flesh.
Le trailer de "Sine Mora"
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03.05.2012
Un jeu qui fait le "Bzzz" sur iPhone !
L'été est à nos portes et, avec lui, son lot de petites bestioles en tous genres, moustiques en tête. Pourtant, ce qui n'est chez nous somme toute qu'une gêne passagère se révèle être un drame dans certains pays du globe, particulièrement en Afrique subsaharienne. De fait, les moustiques sont les responsables directs de nombreuses maladies mortelles, dont le trop tristement célèbre paludisme. Cette maladie tropicale, responsable en 2010 de la mort de plus de 650'000 personnes, quasi exclusivement des enfants de moins de 5 ans se transmet via le moustique anophèle, un véritable fléau.
Pour tenter de contrer ce mal, voire de l'éradiquer à terme, un plan d'action a vu le jour en 1988. Baptisé "Roll back malaria", cette alliance mondiale qui compte 500 membres a posé la date de 2015 comme étape décisive pour l'élimination de cette maladie. Parmi les organisations actives dans ce bénévolat, "World vision", une organisation humanitaire suisse met en oeuvre des actions innovantes. Déjà responsable de la création de six puits au Mozambique, elle vient de mettre en ligne un jeu vidéo original, dénommé "Bye Bye Mosquito", disponible en téléchargement gratuit via l'app-store et l'android market.
Ce jeu, destiné aux utilisateurs de téléphone portable, consiste à écraser le maximum de moustiques, relativement laids et envahissant, en tapotant sur l'écran de son appareil. Le jeu est simple, et se termine rapidement, ne comportant en tout que trois niveaux.
Au demeurant, l'intérêt de "Bye Bye Mosquito" ne réside ni dans son gameplay, ni dans ses graphismes. Le vrai enjeu est ailleurs. En ayant terminé une partie, les joueurs se voient offerts la possibilité de faire un don de 5.- suisses par sms à l'organisation humanitaire, somme qui permettra d'acheter une moustiquaire traitée antimoustique, et donc de sauver -en vrai- la vie d'un enfant. Bien sûr, l'on peut continuer à jouer sans faire de don et améliorer ses records. Un tirage au sort récompensant en plus chaque deux semaines les meilleurs joueurs.
"Bye Bye Mosquito", par son engagement et son efficacité directe au service de l'humanitaire mérite bien une découverte ludique et, pourquoi pas, un bon geste de votre part.
Le lien vers le jeu sur l'app-store : http://itunes.apple.com/fr/app/byebyemosquito/id506396324
Le lien vers le jeu sur l'android market: https://play.google.com/store/apps/details?id=ch.worldvision.moskito

Le lien vers le site officiel de Worldvision : http://www.worldvision.ch/fr/projets/projets-cibles/sante...
BBZZZZZ-ment vôtre,
Flesh
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26.04.2012
"Botanicula", un nouveau jeu de spore !
"Botanicula", disponible depuis quelques jours en téléchargement pour Mac, PC et Linux (via le site : http://www.botanicula.net/ ), est le nouveau jeu développé par les tchèques du studio Amanita design ( www.amanita-design.net ). Dans son gameplay, botanicula reprend les grandes lignes de son célèbre grand frère, le jeu "Machinarium", à savoir une esthétique poussée, une exploration intuitive, une ambiance sonore immersive et, surtout, une poésie surréaliste - mais sympathique.
Dans Botanicula, point de guerrier musculeux, point de sorciers ou de combattants de l'espace, point encore de mécanismes motorisés ou de missiles plasmatiques. Non, ici, vous ne rencontrerez que d'adorables mousses, de sympathiques brindilles, de mignonnes petites graines ou encore de délicieux champignons ! Rassurez-vous, j'en ai même pas mangé !
Et pourtant, quand on regarde les graphismes, on est limite à se demander ce que les graphistes ont bien pu consommer pour pondre un tel délire ! Tout le jeu se déroule sur un arbre gigantesque -du moins à votre échelle microscopique- rempli d'organismes viviants et gigotants, mus par une biologie parfois très étrange.
Il n'est pas rare de croiser des animalcules forts particuliers. Ainsi, vous devrez parfois aider une maman graine à retrouver ses trois petits égarés, ou encore échapper aux pinces d'une espèce de crabe protégeant sa progéniture -celle-ci vous étant néanmoins indispensable afin de couper le fil d'une araignée agressive vous barrant l'accès à une branche. Le reste de l'aventure est à l'avenant.
Malgré ce choix de concept apparemment enfantin, "Botanicula" est loin d'être simpliste, bien au contraire. Très peu dirigiste, quasiment sans aucun dialogue (et encore, les rares conversations entre ces bestioles sont faites dans un jargon végétal incompréhensible !), le jeu vous immerge, vous imbibe littéralement d'une sève poétique au parfum enchanteur.
Car l'arbre où vous vous trouvez est en grand danger ! Une espèce animale inconnue mais dangereuse se répand dans votre milieu. A l'apparence d'une grosse masse velue aux tentacules fines et à l'appétit dévorant, cette chose grouille dans maints endroits sur les branches et passe son temps à capturer, avaler les divers organismes présents, quand elle ne suce pas quasiment la sève qui circule en permanence dans les rameaux, les rendant alors moribonds. On passe progressivement des premiers niveaux remplis de vie organique et végétale à d'autres, quasi désertiques et déprimants.
A noter les très bonnes animations et l'excellente ambiance sonore du jeu, réalisée par le studio tchèque DVA, qui ajoutent une touche magique à l'ensemble.
Le gameplay fait la part belle à l'exploration. Le jeu, très peu dirigiste, vous encourage à cliquer un peu partout, souvent au hasard, pour voir ce qu'il convient de faire dans chaque tableau. Selon les énigmes, il faudra faire appel à l'un ou l'autre des cinq "amis" que vous dirigez, soit un gland, un cône, une champignon, une brindille et une graine ailée - chacun de ces personnages ayant des caractéristiques propres.
Les énigmes ne sont pas particulièrement difficiles, du moins au début. Les concepteurs semblent avoir privilégié l'aspect émotif dans l'exploration. Et cela marche plutôt bien car, rapidement, on se prend au jeu et l'on s'attache à sauver ces petites bestioles.
Bon jardinage !
Flesh
La bande-annonce de Botanicula
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25.04.2012
Skype sur PSVita
Voici une nouvelle qui réjouira les amateurs de technologie nomade : depuis hier, la PSVita est capable de recevoir et d'envoyer des appels téléphoniques, audio et vidéo, via l'application "Skype". Cette fonctionnalité, promise par Sony au lancement de la machine est donc désormais opérationnelle !
Pour pouvoir utiliser cette nouvelle fonction, il vous faut aller sur le Playstation store, depuis la console, et aller dans le sous-menu "social". Ensuite, vous téléchargez simplement l'application, qui s'installe en quelques secondes, vous vous connectez avec votre profil Skype, vous recherchez vos contacts et voilà, le tour est joué.
La qualité des appels est parfaite, tant pour l'audio que pour la vidéo, avec ou sans casque (la PSVita intègre en effet un micro frontal). L'application fonctionne en arrière-plan, ce qui signifie que vous pourrez quand même recevoir des appels même si vous jouez à un jeu. En revanche, cela implique de lancer le programme à l'allumage de la console (et de voir sa batterie utilisée en conséquence...ahem..)
Comme la console possède deux caméras, vous pouvez même converser avec votre interlocuteur, tout en lui montrant votre environnement grâce à la caméra arrière, trop cool.
Pour l'instant, par contre, il n'est possible que de passer des appels, on ne peut pas encore s'envoyer des documents, comme des images, mais ce sera peut-être pour une future mise à jour. En attendant, c'est déjà un chouette programme qui montre le potentiel multimédia de la console portable de Sony.
Flesh.
18:40 Publié dans Jeux Video | Commentaires (0)
22.04.2012
Pandora's Tower sur Wii : Nintendo succombe à l'appel de la chair !
Quelques semaines seulement après la sortie du rpg "The last story", la console de Nintendo nous prouve une fois encore qu'elle en a sous le capot avec l'arrivée du jeu "Pandora's Tower". Typiquement nippon, ce rpg avait pourtant peu de chance de sortir en Europe. Sa présence est d'autant plus positive que ce jeu se révèle excellent.
Fondamentalement, "Pandora's Tower" est un action-rpg, plus précisément un "dungeon-crawler". Vous incarnez Aeron, un courageux chevalier armé de son épée (comme de coutume) et vous devrez explorer de fond en comble un douzaine de donjons, représentés sous la forme d'autant de tours (treize en fait), en récupérant au passage un maximum d'items et de trésors, en combattant en temps réel une floppée de monstres de tous poils (ou de toutes feuilles, y'a aussi des plantes carnivores...) et en se débarassant de boss de fin de niveau bien retors.
Au delà de ces éléments triviaux, ce qui fait la force de "Pandora's Tower" se résume en deux mots : ambiance et esthétisme. Ambiance d'abord. Si votre héros se déplace seul dans les divers étages des tours, il s'y rend en fait pour les beaux yeux de sa belle, une jeune fille "douce et joyeuse affligée d'une terrible malédiction" (c'est le manuel du jeu qui le dit...). De fait, et sans trop savoir pourquoi, du moins au début de l'aventure, Elena, la jeune damoiselle en question, pourtant promise a un destin populaire prometteur dans la séquence d'ouverture, se retrouve frappée par une étrange maladie qui la transforme progressivement en monstre tentaculaire gluant et gigotant (MMhhh...).
Seule remède définitif à ce mal : ingérer de la "Chair de monstre" (ou mieux encore, de la "Chair de Maître" -soit de celle des boss de fin de niveau...), aliment répugnant à souhait que pourra ramener Aeron à la jeune fille. Les concepteurs du jeu se sont ingéniés à faire de la jeune innocente une végétarienne patentée. Les séquences -obligatoires- où l'on voit Elena se forcer à ingurgiter son "remède" sont autant de moments ou l'horreur le dispute à la fascination. Quand je vous disais qu'il s'agissait d'un jeu japonais...
Le reste du gameplay est relativement classique mais fonctionne très bien. Entre ses visites aux tours, Aeron peut se reposer, améliorer son équipement (par un système de création d'objets relativement efficace et motivant), offrir des cadeaux à Elena (ce qui augmente vos liens d'affinités et modifie les fins du jeu -5 différentes au total) ou encore lire divers textes qui, progressivement, vous en apprendront plus sur les relations réelles entre les deux tourtereaux maudits.
Le coeur du jeu consiste cependant dans l'exploration et le combat dans les diverses tours. Ce qui nous amène au volet esthétique. Les concepteurs du jeu ont manifestement pris le temps de peaufiner leur bébé, tant dans les environnements et décors que dans la conception des monstres. Si, basiquement, on ne fait qu'explorer des couloirs et prendre des ascenseurs, chaque tour possède son charme propre et les créatures qui les peuplent ont toutes leur originallité et leur mode de combat. C'est souvent très beau, malgré un "floutage" graphique omniprésent.
Parlons du combat justement. Le jeu se joue à l'aide du nunchuk et de la Wiimote (mais l'on peut également jouer avec la manette classique). Si, bizarrement, Aeron est incapable de sauter, on le dirige simplement à l'aide du nunchuk et l'on frappe à l'aide du bouton principal de la wiimote. La grande originalité du jeu vient de l'utilisation de la "chaîne d'Oraclos", un puissant artefact confié aux bons soins d'Aeron.
A l'instar des épées de Kratos dans un "God of war", la chaîne d'Oraclos est un véritable outil à tout faire, le couteau suisse du level-design ! Ainsi, grâce à elle, Aeron peut frapper ses ennemis, les ligoter, les attacher deux à deux, les déchiqueter et -finalement- leur arracher leur chair sanguinolente (je vous rappelle qu'Elena en a besoin pour se refaire une beauté...!). Polyvalente, la chaîne servira également à s'agripper aux corniches ou à ramasser divers bonus et trésors. La majeure partie des monstres se combat en "rentre-dedans", mais les boss de fin de niveau vous demanderont souvent de trouver un bon schéma tactique et une utilisation intelligente de la chaîne pour vous en sortir.
Détail important : quand Aeron s'amuse à faire joujou dans les tours, la santé d'Elena se dégrade et sa transformation s'envenime -ceci étant symbolisé par un cercle qui va diminuant dans un bord de l'écran. Les explorations et combats dans les tours sont donc toujours un peu stressantes car l'on garde un regard en coin pour se rendre compte de l'avancée de la maladie d'Elena. Sachant que les retours sont parfois aussi longs que les allers, une partie du gameplay consistera à trouver et débloquer des passages secrets et autres raccourcis vers la sortie ou les étages supérieurs afin d'aller plus vite en besogne. Une tour ne se visitant dès lors qu'en plusieurs fois.
Le jeu y gagne donc en durée de vie et en intensité. si vous cherchez un bon rpg doté d'une ambiance particulière, je ne saurais trop vous recommander celui-ci.
Bon appétit !
Flesh

Pandora's Tower
Edité par Nintendo
Pegi 12
Le trailer -en japonais- de Pandora's tower. Miam !
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21.04.2012
La bande-son de "Journey" en vente sur Itunes
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore découvert, "Journey" est un jeu d'aventure poéticolyrique disponible uniquement en téléchargement sur le store de la Playstation 3. A découvrir absolument ! (le test complet est à découvrir ici )
Le jeu est notamment enrichi au niveau de son gameplay par une excellente bande sonore, un mélange de zen , de new-âge et de poésie, créée par le compositeur Austin Wintory. Ce prolifique artiste est connu entre autre pour d'autres oeuvres de renom, comme la BO de "Flow", ou encore "The river Why".
Pour tout ceux qui, comme moi, adorent les musiques de jeux vidéo et qui souhaitaient se procurer cette bande-son, sachez qu'elle est désormais disponible en téléchargement légal sur l'iTunes store, au prix modique de 7.- francs suisses (environ 6 euros), pour un total de 18 morceaux en qualité philarmonique.
Faites-vous plaisir, achetez "Journey" ici : http://itunes.apple.com/ch/album/journey-original-soundtr...
Bonne écoute !
Flesh
Plus d'infos :
Le site web officiel d'Austin Wintory : http://austinwintory.com/
et, en bonus, une vidéo d'un concert où Austin Wintory dirige le Golden state pop orchestra,
interprétant une autre oeuvre : la musique du jeu "Flow" :
22:22 Publié dans Musique | Commentaires (0)





























